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syrano – disques durs et disques d’or lyrics

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[couplet 1: syrano]
je remplis mes disques durs, pas mes murs de disques d’or
un art mûr comme armure et comme kyste
ça m’réveille la nuit, me force à rester en piste
rappeur et chanteur engagé, au rapport
j’ai un penchant pour l’obscur comme dark vador
car je reste dans l’ombre à cultiver mon effort
sans mentor, pas vantard, pas menteur, l’avatar
un moteur, sans voiture, un bâtard d’amateur
vois-tu, je n’sais pas si je veux changer la voilure
car je considère chaque scène comme un isoloir
y avait rien au sommaire alors ma vie n’est que défouloir
j’ai appris à lire et écrire seul, juste pour voir
personne pour la préface, un radical sans préfixe
un âne sans pré fixe, une existence à sampler
des satires en pamphlets, je ne suis que quand je crée
et je t’offre chaque ligne en sacrifice

[refrain (-2)]
je remplis mes disques durs, pas mes murs de disques d’or
c’est mon son qui habille mes cloisons
je remplis mes disques durs, pas mes murs de disques d’or
hors les murs, c’est l’fer que nous croisons

[couplet 2: syrano]
je remplis mes disques durs, pas mes murs de disques d’or
pourvu qu’on puisse tenir longtemps encore des discours
avant d’être inscrits sur des listes noires
ou que les créateurs ne prennent plus de risque
je me dresse sur la place comme un obélisque
face au conformisme, ce conquistador
ça consiste à retenir son écriture pour faire un truc
moins consistant qui séduira le fisc
a tort, on te change en produit, on t’adore ou alors
on te traite de taliban, on veut ta mort, te saborde
mon pauvre, ne viens pas compter le nombre
de chansons que j’élabore
ou de termes abordés depuis excalibur
ligotez-moi j’ai la boîte de pandore
pendant qu’on y est, ne me laissez pas dehors
monopoliser un public, je suis d’une race d’artistes
qui veut la tête des bonapartistes

[couplet 3: cherzo]
bon app’, et m’sors pas la nappe mais de l’eau plate
et n’dérape pas, j’veux pas la cocarde dans l’omoplate
sur le mât de cocagne, tout est insaisissable
avec la création comme médaille rien n’est réversible
parce que les oreilles ont des murs je tape
jusqu’à ce que s’fissure la chape
plus de rimes que de rames, autant de râles que déprimes
les rôles et les primes, eux, ne sont pas dans ma trame
je trime avec vue sur la cible
et pour seul crime de décimer des rames
textes déclinés sans faire un centime
sors un verre de san pé à ma santé quand je déclame
j’pactise avec ce genre d’artistes
dont la pratique n’est pas factice
qui n’ont pas l’art neutre pour idéal
qui ratissent des cailloux dans leurs châteaux de sable

[refrain (-4)]